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Colombie, Récits de voyage

A la découverte des grandes villes colombiennes : Medellin et Bogota

7e étape de mon Tour des Amériques, la Colombie a été un de mes pays coup de cœur où je regrette de ne pas avoir passé plus de temps ! En seulement 3 semaines, je n’ai pu découvrir qu’une petite partie de cet immense pays. Des régions montagneuses du centre, à la zone de culture du café, en passant par la côte Pacifique puis la côte Caraïbes et enfin par un bout de l’Amazonie, la Colombie concentre plusieurs pays en un seul !
Loin des clichés d’un pays dangereux, gangréné par la violence et le trafic de drogue, découvrez deux villes au fort caractère. Pour les plages et la nature, c’est ici 🙂

Medellin, la ville de Pablo Escobar

Je suis arrivée à Medellin, 2e plus grande ville du pays, le 23 octobre depuis Ciudad de Panama, accompagnée de Laura, une espagnole rencontrée au Costa Rica et retrouvée au Panama. Les deux 1ers soirs, j’ai été hébergée chez Francia, hôte de Couchsurfing et ça a été une super introduction à la Colombie, à l’accueil de ses habitants, leur sourire et leur bienveillance.

Free Walking Tour et Metrocable tour

Ces fameux tours, animés par des locaux gratuitement (contre un petit pourboire), permettent de découvrir la ville, repérer les quartiers ou endroits où revenir ensuite avec plus de temps, tout en apprenant plus sur l’histoire de la ville, du pays et les changements de sa société. C’était peu de temps après le référendum sur l’accord de paix avec les FARC et le guide nous a donner des éléments assez objectifs quant à la problématique de la guérilla des FARC… Sujet polémique et sensible dans le pays… Il nous a également parlé de l’un des colombiens les plus célèbres de Medellin : Pablo Escobar qui a contrôlé une bonne partie du trafic de drogue de la région dans les années 1980-90. C’est aussi un sujet compliqué à aborder avec les Colombiens, un peu comme celui dont on ne doit pas prononcé le nom dans Harry Potter…

Aujourd’hui, Medellin essaye de se défaire de sa réputation de ville dangereuse et capitale de la drogue avec de nombreux programmes publics en faveur de l’éducation, l’entreprenariat économique, l’accès à la culture. D’importantes réhabilitations de certains quartiers ont été menées, comme l’installation de lignes de téléphérique permettant de désenclaver les quartiers les plus pauvres, par exemple celui de Santo Domingo, accessible par la ligne K. De la ville la plus dangereuse de Colombie, Medellin est devenue la ville la plus innovante avec le seul métro du pays.

 

Pueblito Paisa et El Poblado

Pour avoir une perspective en hauteur de la ville, on peut monter au Cerro Nutibarra par plusieurs petits sentiers de rando qui sont accessibles après 10-15 minutes depuis la station de métro Industriales. De là-haut, on a aussi une vue panoramique sur Medellin qui s’étale à perte de vue à travers la vallée et sur les flancs des collines qui l’entoure. On y trouve aussi le « Pueblito Paisa », un espèce de musée à ciel ouvert où sont reproduites des maisons typiques de la région Antioquia, dont Medellin est la capitale.

Un autre quartier, situé dans le centre historique, est également sympa pour se balader avec quelques jolis parcs et places : El Poblado. C’est devenu l’endroit à la mode avec beaucoup de bars et restaurants, de nombreuses boutiques « hype »… J’ai surtout aimé ce quartier car il concentre de jolies œuvres de street-art. D’ailleurs, quand j’y étais plusieurs artistes étaient en train de travailler sur la place principale du quartier et c’était très chouette de les observer et voir la progression du dessin.

 

Santafé de Antioquia

Depuis Medellin, on peut visiter quelques visites dans des villages proches, comme Guatapé qui est réputé l’un des endroits les plus colorés du pays. Mais mon choix s’est porté sur Santafé de Antioquia, connue comme une des villes historiques de la culture paisa. Fondée en 1541, la ville est aujourd’hui assez grande mais le centre est resté bien préservé avec ses maisons typiques aux balcons et fenêtres en bois ainsi que plusieurs belles petites églises. La balade se fait assez rapidement et après un bon déjeuner bien copieux, j’ai repris le bus pour rentrer à Medellin.

Mais on peut y rester quelques jours et profiter des alentours : musées, randonnées dans les montagnes ou balades à cheval.

 

Bogota, grouillante et vibrante capitale

Après avoir commencé mon étape colombienne à Medellin, 2e plus grande ville du pays, je l’ai terminé dans la plus grande : Bogota. Avec plus de 8 millions d’habitants (en comptant son agglomération proche), c’est la capitale du pays, située à 2600 mètres d’altitude. Sous la pluie et avec 15°, j’y ai eu un petit choc thermique après les 30° et l’humidité de la côte des Caraïbes ! Mais c’était aussi agréable de ne pas fondre sur place de chaleur… Oui jamais contente 🙂

Le centre historique de La Candelaria

Après presque 6 mois de voyage, j’étais un peu fatiguée et je n’ai finalement visité qu’une petite partie de la ville, La Candelaria situé au pied du Cerro de Monserrate, notamment en participant à un Free Walking Tour. C’est un quartier sympa où se balader à travers les rues colorées bordées de maisons typiques et on y voit aussi beaucoup de street-art. On se retrouve sur plusieurs places où le guide nous explique l’histoire de la ville et des monuments qui les entourent. Sur la place principale appelée Plaza Simon Bolivar, on retrouve les bâtiments les plus importants : la cathédrale, l’hôtel de ville, le palais de justice et le capitole national, ainsi qu’une statue de Simon Bolivar en son centre. Pendant ma visite, il y avait un campement pour la paix en faveur du « oui » au référendum sur les accords de paix avec les FARC.

 

Monserrate et musées

Culminant à plus de 3100 mètres, la colline de Monserrate est le principal mirador de Bogota. Accessible en téléphérique ou à pied, d’un côté, on a une vue sur les montagnes alentours et de l’autre, on peut voir l’étendue de la ville à perte de vue ! On y trouve également la Basilique Señor de Monserrate visitée par de nombreux pèlerins toute l’année. En novembre on pouvait déjà y voir des décorations de Noël.

 

Côté musée, parmi la trentaine que compte Bogota, j’ai visité le Museo del Oro (Musée de l’Or) qui regroupe une impressionnante collection d’objets des cultures pré-hispaniques, la plus grande au monde parait-il, ainsi que de nombreuses pièces en céramique, des pierres précieuses et des textiles traditionnels. Lors de mon passage, il y avait une exposition temporaire sur la région d’Amazonie que la Colombie partage avec le Pérou, le Brésil et le Venezuela, témoignant de la grande richesse naturelle et culturelle du pays. Cette grande richesse donna d’ailleurs naissance à la légende de l’el Dorado, imaginée par les espagnols comme une cité entièrement construite en or… La mystérieuse cité n’a jamais été trouvée mais les nombreuses mines ont été exploitées et beaucoup d’objets ont été ramenés en Europe…

J’ai également visité le Museo Botero, du célèbre artiste du même nom. Après avoir pu admirer certaines de ses cultures à Medellin, ce musée m’a permis de découvrir également ces peintures colorées, parfois autobiographiques, représentant des personnages aux formes rondes et voluptueuses.

Puis cerise sur le gâteau, le jour de mon départ, j’ai pu partager un bon brunch avec une amie colombienne habitant en France et en visite auprès de sa famille pile à ce moment-là 🙂

 

Mon mot de la fin :
Si je devais choisir entre Medellin et Bogota, je choisirais plutôt la 1ère… Cette ville moderne et agréable m’a laissé une bonne impression, même si je n’en ai vu qu’une petite partie. Quand à Bogota, je n’ai pas passé assez de temps dans la ville pour vraiment l’apprécier mais j’arrivais à un moment de mon voyage où je commençais à fatiguer et la motivation pour la découvrir n’était pas vraiment au rendez-vous… Une bonne raison pour y retourner un jour !

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